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Bonjour à tous ! Aujourd’hui, je vous propose un article sur les réseaux sociaux libres, ou comment se passer des Facebook, Twitter, Instagram et compagnie. Je vais principalement vous parler de ceux que j’utilise, mais j’évoquerais aussi les autres, avec forcément moins de précisions

Un réseau social libre ? Qu’est-ce que c’est ?

C’est un réseau social dont le code source est accessible (on parle donc de logiciel «open source») auquel on peut contribuer. De plus, un logiciel libre permet (totalement ou en partie) de réutiliser le code source, ou le design, ou autre, pour un usage personnel, ou pour « forker » le logiciel pour qu’il corresponde à une philosophie ou à des besoins différents. Par exemple, le navigateur Brave est un « fork » du navigateur Chromium, qui est la base open source de Google Chrome. Les développeurs de Brave souhaitant spécialiser leurs navigateurs dans la protection de la vie privée, ils ont modifié de fond en comble le code source de Chromium pour correspondre à leurs besoins. On pourrait théoriquement faire de même avec la plupart des réseaux dont je parlerais ici. Cela dépend de leur licence et de ce qu’elle permet. Par ailleurs, les réseaux sociaux dont je parlerais dans cet article sont dit «décentralisés », et pour la plupart, sont « fédérés ». Nous expliquerons ces deux termes dans les paragraphes suivants.

Les réseaux sociaux décentralisés :

Quand un réseau social est décentralisé, vos données ne reposent pas chez un seul hébergeur, comme c’est le cas pour Facebook ou Twitter par exemple. Au contraire, dans le cas d’un réseau décentralisé, le réseau est divisé en « instances », des serveurs hébergés par des particuliers, des associations, ou à peu près n’importe qui. Les règles de l’instance sont laissées à l’appreciation de ses administrateurs, tout comme la gestion des comptes, et la protection des données des utilisateurs. Cela dit, toutes les instances sont interconnectés, et peu importe où votre choix se portera, vous aurez accès à la totalité du réseau social. Ainsi, si vous n’êtes pas satisfait par la manière dont est gérée une instance, vous êtes libre d’en changer ou de créer la votre. La vidéo ci-dessus – malheureusement en anglais – vous explique ce principe en prenant l’exemple de Mastodon, dont nous reparlerons.

Les réseaux sociaux fédérés (le Fediverse)

Depuis quelques années, un concept qui est pour moi fort intéressant : c’est celui des réseaux sociaux fédérés. Un principe qui est rendu possible grâce au standard ActivityPub. En somme, plusieurs réseaux sociaux sont liés entre eux : imaginez que vous voyez automatiquement sur Twitter les nouvelles videos de vos videastes favoris, et qu’il vous suffise de commenter le tweet pour commenter la video en question. Vous descendez votre fil d’actualité, et tombez sur la dernière photo instagram d’une personne que vous suivez. Vous décidez de la retweetez : votre retweet est comptabilisé aussi sur Instagram. Ca semble fou ? Pourtant, c’est exactement sur ce principe que fonctionne le Fediverse, le nom donné à l’ensemble de tout les réseaux sociaux fédérés. Bien sur, il s’agira d’équivalent à Twitter, Youtube, ou Instagram. Mais le principe est le même.

Les notions sont donc expliquées, passons aux présentations desdits réseaux sociaux libres.

Diaspora, pour se disperser loins des réseaux privatifs !

Commençons par Diaspora, le réseau social qui se rapproche le plus de Facebook, même s’il en est par bien des aspects très éloigné. D’ailleurs, c’est justement le point central de Diaspora : les aspects. En effet, lorsque vous publiez sur Diaspora, vous pouvez définir avec précision qui pourra ou ne pourra pas voir votre contenu. Un peu comme sur Facebook, mais en plus précis encore : vous pouvez ajoutez n’importe quel utilisateurs à un « aspect », que vous nommerez vous même selons vos envies (par exemple, j’ai créé mon aspect « divers » pour y ajouter tout les gens dont j’apprécie les post sur Diaspora,mais que je ne connais pas personnellement. J’ai aussi un aspect « amis », « travail », « famille », etc.)

Un autre point central de Diaspora, c’est les hashtag (ou « mot-dièse, ou juste « # »). Ils servent de mots clés, et l’on peut suivre des hastags pour que chaque post utilisant ce hashtag apparaisse dans votre fil d’actu. Ce qui fait que, même avec peu de contact, votre fil d’actu est nourri en permanence.

Personnellement, je suis sur l’instance Framasphère*, géré par Framasoft. C’est sans doute l’une des instances les plus peuplées en France, mais il en existe bien d’autre que vous pourrez retrouver à cette adresse.

Mastodon, l’éléphant venu remplacer le réseau à l’oiseau !

C’est le réseau social que j’utilise le plus à présent. Une alternative à Twitter, qui a l’avantage d’être libre, décentralisée, et de faire partie du Fediverse dont nous parlions plus haut (s’en est même une pierre angulaire). C’est donc un service de micro-blogging, où l’on est limité à 500 caractère. Sa grande spécifité repose sur son UI (interface utilisateur) assez particulière. Nous avons accès à plusieurs colonne : tout d’abord, celle où l’on écrit nos Toot (ou Pouet pour les francophones), puis à côté celle avec les notifications (si quelqu’un nous a répondu, a ajouté l’un de nos Pouet en favoris, etc.), puis l’accueil, avec les publications des comptes que l’on suit, et enfin, la collone « Pour commencer », sur lequel nous pouvons accéder au fil public local (celui de notre instance), au fil public global (ce qui se passe partout sur Mastodon, ou à d’autres options comme les messages directs ou les demandes de suivis. Cela dit, nous sommes libres de rajouter des collones pour suivre des hashtags précis.

Du reste, son fonctionnement est similaire à celui de Twitter, je n’ai donc pas grand-chose à en dire de plus. Je suis personnellement sur l’instance Framapiaf, elle aussi gérée par Framasoft. Vous trouverez la liste des instances à cette adresse.

PixelFed, vos photos à l’abris des regards indiscret !

PixelFed, c’est un Instagram libre créé par Dansup en avril 2018. Il est encore dans une phase primaire de développement mais il progresse à vue d’oeil, et si j’ai bien compris, la version «stable» est prévue pour Octobre. Comme pour Mastodon, il est décentralisé, et son intégration au Fédiverse est parmis les priorités de développement, tout comme l’import de votre contenu d’Instagram sur PixelFed. PixelFed supportera normalement d’ici peu les stories, ces courtes photos ou vidéos éphémères, ce qui implique donc que le support de vidéo verra le jour aussi.

De mon côté, je suis sur l’instance pixelfed.social, qui est gérée par Dansup. Cette instance sera limitée en nombre de place, mais vous pourrez trouver la liste complète des instances à cette adresse.

Conclusion :

Voilà, c’est la fin de cet article sur les réseaux sociaux libre. J’espère qu’il vous aura plus, et que vous fermerez cette page en en sachant plus sur le sujet. D’ici peu, je publierai un article sur les services de divertissements libres, qui viendra donc un peu compléter celui-ci. Mais d’ici là, je vous souhaite une bonne continuation sur internet, puisse votre route rester libre ! ;)

Cet article est aussi disponible sur Plume.

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